-
MenuRetour
-
Accès rapide
-
-
-
Nouveaux produits
-
-
-
-
-
-
Nouveaux produits
-
-
-
-
-
-
Nouveaux produits
-
-
-
-
-
-
Nouveau produit
-
-
-
-
-
-
Nouveaux produits
-
-
-
-
-
-
Nouveaux produits
-
-
-
-
- Tous nos produits
- Nos catalogues
- Marchés publics
Jeux d’imitation : quand faire semblant aide à grandir
Donner à manger à un poupon, préparer un café, passer le balai ou faire rouler une voiture jusqu’au garage : en reproduisant les scènes qu’il observe au quotidien, le jeune enfant fait bien plus que « jouer à faire comme les grands ». De ses premières imitations aux scénarios qu’il inventera quelques années plus tard, son jeu évolue et se complexifie, accompagnant sa compréhension du monde, l’expression de ses émotions, son langage et ses interactions avec les autres. Comment le jeu d’imitation évolue-t-il au cours des premières années et quels supports proposer pour accompagner son développement ?
De l'imitation au jeu symbolique : comment le "faire semblant" se construit ?
Avant 18 mois : observer et reproduire : Durant ses premiers mois, le bébé observe attentivement les gestes, les mimiques et les actions de son entourage. Progressivement, il commence à les reproduire : faire coucou de la main, applaudir… L’imitation est encore essentiellement immédiate : l’enfant reproduit une action qu’il vient de voir. Cette capacité d’imitation apparaît très tôt et constitue l’un des points de départ du jeu symbolique.
De 18 à 24 mois : le jeu symbolique s’installe. Une nouvelle étape est franchie lorsque l’enfant commence à reproduire des actions sans que le modèle soit présent. Il fait semblant de boire dans une tasse vide, donne à manger à son poupon ou couche son doudou. Les premières scènes sont naturellement très proches du quotidien de l’enfant. Il puise alors dans ce qu’il connaît et dans les situations dont il fait quotidiennement l’expérience : le repas, le coucher, la toilette ou les soins.
À partir de 2-3 ans : les actions commencent à raconter une histoire. Petit à petit, les actions isolées s’enchaînent. L’enfant ne se contente plus de donner à manger au poupon : il prépare son repas, le nourrit, l’essuie puis le couche. Il peut faire les course avant de rentrer préparer le déjeuner ou conduire une voiture au garage pour la faire réparer. Ces successions d’actions constituent les prémices de véritables scénarios. Le langage accompagne de plus en plus le jeu : l’enfant nomme ce qu’il fait, commente ses actions et commence à faire parler ses personnages.
Vers 3-4 ans : jouer un rôle et inventer des histoires. Le jeu prend progressivement la forme de petites histoires, l’enfant peut désormais endosser un rôle : il devient médecin, cuisinier, parent, marchand ou mécanicien. Il peut également devenir le « metteur en scène » de son jeu. Avec des figurines, des animaux, une maison, une ferme ou un garage, il fait agir des personnages et imagine leurs aventures. Les situations inventées s’éloignent progressivement de ce qu’il a lui-même vécu : imiter le réel devient alors un point de départ pour imaginer.
Ces repères d’âge restent bien sûr indicatifs. Le jeu symbolique se construit progressivement et évolue en fonction du développement, des expériences et des centres d’intérêt de chaque enfant.
Faire semblant pour comprendre le monde, et ce que l'on vit
Donner du sens à ce que l’on observe. Si les jeux d’imitation occupent une place importante dans le développement du jeune enfant, c’est notamment parce qu’ils lui permettent de reprendre à son compte ce qu’il observe et ce qu’il vit. En préparant le repas, en auscultant son poupon ou en faisant ses courses, il reproduit des gestes, expérimente les rôles de chacun et s’approprie progressivement les situations de son quotidien. Le jeu lui permet ainsi de passer de l’observation à l’expérimentation et de construire peu à peu sa compréhension du monde qui l’entoure.
Rejouer pour apprivoiser ses émotions. Le jeu symbolique offre à l’enfant un espace privilégié pour exprimer et apprivoiser ses émotions. Une peur, une frustration ou une situation qui l’a impressionné peut ainsi trouver sa place dans le jeu, à un âge où les mots manquent encore parfois pour raconter ce que l’on ressent.
En grondant son poupon, en le consolant après une chute ou en lui faisant une piqûre chez le médecin, l’enfant transpose ce qu’il a vécu ou observé. Mais cette fois, c’est lui qui mène le jeu : il peut modifier le scénario, inverser les rôles ou recommencer autant qu’il en a besoin. De cette manière, il explore ses émotions afin de progressivement mieux les comprendre, dans un cadre qu’il maîtrise.
Apprendre à jouer avec les autres. D’abord essentiellement individuel, le jeu symbolique devient progressivement un espace de jeu partagé. Les enfants s’observent, s’imitent, puis commencent à construire des scénarios ensemble. Il faut alors se répartir les rôles, faire comprendre son idée, tenir compte de celle de l’autre et parfois trouver un compromis. Autant d’expériences qui permettent à l’enfant d’expérimenter, par le jeu, les premières règles de la vie en groupe.
Développer le langage. Le jeu d’imitation constitue également un terrain particulièrement riche pour développer le langage. En jouant, l’enfant nomme les objets, les personnages et les actions, puis enrichit progressivement ses scénarios par la parole. « Le bébé a faim », « je prépare le repas », « votre voiture est réparée ». Lorsque les histoires deviennent plus élaborées, le langage permet aussi d’organiser le récit, de faire parler les personnages et d’imaginer la suite.
Quels jeux d'imitation proposer à chaque étape du développement des enfants ?
Des objets simples pour reproduire les gestes familiers. Lorsque les premières imitations apparaissent, les objets liés aux situations les plus familières offrent de nombreuses possibilités : un poupon, un biberon, une assiette et une cuillère, une brosse ou quelques accessoires du quotidien. À ce stade, quelques éléments bien choisis suffisent. Ils doivent avant tout être faciles à identifier, adaptés aux petites mains et suffisamment robustes pour être manipulés encore et encore.
Des univers plus riches pour construire des scénarios. Lorsque l’enfant commence à enchaîner plusieurs actions, les univers d’imitation peuvent progressivement s’enrichir. Dinette et cuisine, nurserie, ménage, bricolage, docteur, coiffure ou marchande offrent un cadre familier à partir duquel il peut construire des scénarios plus longs.
Puis en grandissant, l’enfant peut progressivement s’éloigner des scènes directement inspirées de son quotidien. Les figurines, animaux, maisons, fermes, garages, véhicules, décors ou déguisements lui permettent de créer des personnages et d’imaginer des situations dont il n’est plus nécessairement lui-même le protagoniste.
Des premiers gestes reproduits aux histoires inventées avec des figurines, le jeu d’imitation accompagne l’enfant dans de nombreuses dimensions de son développement. En transformant ce qu’il observe et ce qu’il vit en matière à jouer, l’enfant construit sa pensée, développe son imagination et gagne peu à peu en autonomie. Autant de bonnes raisons de laisser une large place au jeu d’imitation dans le quotidien des jeunes enfants.